Héroïnes d'hier et d'aujourd'hui

Aviron : rencontre avec Floriane Garcia

Floriane Garcia est l’une des 12 000 femmes qui s’adonnent à l’aviron en France. Agée de 21 ans, elle porte déjà le maillot tricolore en Senior B (moins de 23 ans) et rêve de Jeux-Olympiques. Je l’ai rencontrée dans son club de Nogent-sur-Marne vendredi dernier.

Si comme moi vous pensiez que pour faire de l’aviron, il fallait une carrure de déménageur et une allure de bonhomme, vous avez tout faux. Floriane Garcia, jolie blonde très souriante à la silhouette élancée, en est la preuve. Jean, chaussures compensées, petite veste féminine, elle arrive à vélo à notre rendez-vous sur les bords de Marne. « Je l’utilise pour aller à mes entraînements, mais aussi pour me rendre à l’école de kiné », m’explique-t-elle.

On embarque ensuite sur un petit bateau pour rejoindre son club, situé sur une île de l’autre côté du quai. Nous voilà dans un cadre verdoyant très agréable.

Comment Floriane a découvert l’aviron ? « Mes parents et mes grands-parents en faisaient, me raconte-t-elle. J’ai essayé pas mal d’autres disciplines, de la danse à l’équitation. Mais l’esprit collectif de l’aviron m’a bien plu. J’ai d’abord pris goût aux courses en équipe, l’aspect individuel n’est venu que plus tard. Et puis, c’est un sport en plein air, c’est beaucoup plus sympa que d’être enfermée dans une salle ! »

Après un lycée en sport-étude à Bordeaux, sa ville d’origine, la jeune femme a rejoint Paris pour intégrer l’Insep et faire des études de kinésithérapeute. Elle s’entraîne environ dix fois dans la semaine à base d’une heure trente à chaque fois : aviron, rameur en salle, musculation, footing, natation…

« A Bordeaux, je pouvais m’entraîner toute l’année sur l’eau, se souvient-elle. A Paris, l’hiver est plus rude et il arrive que la Marne soit en crue. Je travaille donc plus en intérieur sur un ergomètre qui reproduit les gestes de l’aviron, mais pas les sensations de glisse hélas ! »

Après avoir intégré l’équipe de France en junior, Floriane Garcia évolue désormais chez les moins de 23 ans. Elle a déjà participé à deux championnats d’Europe et rêve de participer aux Jeux-Olympiques, compétition à laquelle les femmes peuvent participer en aviron seulement depuis les années 80. « Nous n’avons pas encore les mêmes résultats que les hommes en compétition, regrette-t-elle. Nous ne sommes pas assez nombreuses, il manque une vraie émulation. Mais on est motivé pour y arriver ! »

La Fédération française a justement mis en place un programme pour développer la pratique féminine de l’aviron, du loisir au haut-niveau. « Nous avons créé de nouvelles formes de compétitions plus ouvertes, explique  Jérome Déchamp, en charge de développer l’aviron au féminin à la FFSA. Les courses mixtes, sur de plus longues distances, avec des équipes de quatre ou de huit membres, se développent. Nous misons aussi sur une meilleure détection des jeunes talents pour les aider à aménager leurs études et leurs entraînements. » 

Pour celles qui seraient tentées, il faut savoir que l’aviron est un sport à maturité tardive. On n’est donc pas obligé d’en avoir fait toute sa vie pour réussir. A condition tout de même d’être sportive à la base.

De mon côté, Floriane Garcia m’a proposé une petite leçon d’initiation, avant son entraînement de pro. Impossible de refuser ! Récit à suivre très vite… Rassurez-vous, je ne suis pas tombée de l’embarcation !

Portrait de Floriane Garcia en vidéo

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