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Film : l’équitation, un « sport de filles »

Mercredi prochain sortira sur les écrans un film dont le titre a de suite attiré mon attention : « Sport de filles ». Ce film parle d’équitation. C’est la discipline la plus pratiquée par les femmes en France, devant le tennis. La Fédération Française d’Equitation (FFE) compte en effet 687 334 licenciés, dont 80% de femmes (chiffres 2010). Un record qui galope depuis plusieurs années déjà…

Voici le résumé qu’en fait Allociné : Révoltée par la vente du cheval d’obstacle qu’on lui avait promis, Gracieuse, cavalière surdouée, claque la porte de l’élevage qui l’employait. Elle redémarre à zéro en acceptant de rentrer comme palefrenière dans le haras de dressage qui jouxte la ferme de son père. La propriétaire, Joséphine de Silène, y exploite d’une main de fer la renommée internationale d’un entraineur allemand, Franz Mann, ancien champion cynique et usé dont les riches cavalières du monde entier se disputent le savoir – mais aussi le regard ! Ce microcosme de pouvoir et d’argent n’attend pas Gracieuse qui n’a pour seules richesses que son talent, son caractère bien trempé et surtout sa rage d’y arriver. Branchée sur 100 000 volts, elle poursuit son unique obsession : avoir un cheval pour elle, qu’elle emmènerait au sommet …

C’est Marina Hands, César de la meilleure actrice en 2007 pour Lady Chatterley, qui incarne Gracieuse, cavalière butée et enflammée de Sport de filles, qui s’amourache d’un cheval, lui aussi, délaissé. Voici quelques extraits du portrait que lui consacre Libération :

« Avec ce long métrage de Patricia Mazuy, la comédienne renoue avec le monde des écuries de course, milieu qu’elle a assidûment fréquenté, elle qui, enfant puis adolescente, a rêvé de devenir championne d’équitation. «Quand j’ai accepté de faire le film, cela faisait dix ans que je n’étais pas remontée sur un cheval. J’avais mal aux cuisses et au dos, j’éprouvais la désagréable impression de ramer.»

Marina Hands vient du saut d’obstacle, elle devra apprendre, pour le film, le dressage, discipline qui fait «danser» le cheval. «Une sorte de quête impossible, explique la réalisatrice Patricia Mazuy, dont le but insensé est de “ reproduire l’allure d’un cheval en joie dans un pré ”, et l’ambition ultime, atteindre la stature équestre, fixité et harmonie avec l’animal. »

Marina Hands enchaîne les stages, deux par an durant trois ans. Puis, avant le tournage en 2010, passe deux mois et demi à Saumur dans une écurie professionnelle, auprès d’une dresseuse de haut niveau. «Je montais tous les jours, quatre heures par jour sur quatre chevaux différents.»

Le dressage rappelle les règles maniaques du ballet, souffrance et dévouement inclus. «À la différence du saut d’obstacle qui se joue dans un mouvement naturel du cheval, explique Marina Hands, le geste parfait du dressage s’obtient dans la détente absolue de la bête. Il faut être dans le plaisir et non dans la contrainte par rapport à l’animal. Être en communion avec lui, pas dans la domination. On retrouve dans le dressage le même rapport au geste parfait que dans la danse classique. Une obsession sensorielle.»

Sport de filles de Patricia Mazuy, avec Marina Hands, Bruno Ganz, Josiane Balasko, en salles le 25 janvier. En voici la bande-annonce :

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